"Trop peu de jeunes Français partent étudier au Japon"

Mobilité

Ils ne sont que 800 chaque année à se laisser tenter par le pays du soleil Levant, tandis que les étudiants japonais sont près de 2 000 en France chaque année. Une accélération permettrait d’intensifier les partenariats industriels. 

En déplacement au Japon, la ministre française de l’enseignement supérieur et de la recherche a plaidé pour une augmentation de la mobilité des étudiants en sciences et techniques entre la France et la Japon.

«La mobilité des étudiants et des chercheurs est un point extrêmement important des accords conclus entre le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président français François Hollande il y a quelques mois», a rappelé la ministre à l’AFP à l’occasion de sa troisième visite au Japon depuis sa nomination en mai 2012.

«Aujourd’hui, il y a 1.800 étudiants japonais en France ainsi que des chercheurs, et seulement 800 étudiants français au Japon», a précisé Geneviève Fioraso. Clairement, si les mangas et la culture japonaise font rêver de nombreux jeunes Français, de tels échanges restent complexes et onéreux.

«La plupart suivent des cursus dans le domaine des sciences sociales, de la littérature ou des arts, mais l’on voudrait qu’ils pensent aussi aux filières scientifiques et technologiques», insiste-t-elle.

Et la même de plaider pour que, même si les étudiants japonais doivent apprendre le français, plus de cours soient donnés en anglais, de sorte que soit levé l’obstacle de la langue française, principale barrière qui bloque l’arrivée d’étudiants asiatiques en France au profit des pays anglophones.

Favoriser le travail des femmes au Japon

Les Japonais mettent aussi en place des cours en anglais pour attirer plus d’étudiants étrangers, dont des Français.

«Le ministre Japonais veut multiplier par 5 le nombre d’étudiants mobiles d’ici à 2020, mais si on le double ou triple ce sera déjà une belle victoire», estime Geneviève Fioraso.

Reste néanmoins à régler des soucis administratifs, dont la reconnaissance des diplômes de part et d’autre et la facilitation de l’obtention des visas.

«Cela va de pair avec l’envie de favoriser le travail des femmes au Japon et la formation scientifique des filles», a souligné la ministre qui juge qu’en la matière le Japon a tout intérêt à progresser pour se rapprocher des standards mondiaux, gagner en créativité et doper l’innovation."

[Résumé d’un article paru le 7 octobre 2013 dans Le Figaro Etudiants]

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